Triste constat
Triste constat :
La tempête du 9 mars 2008 aura commis plus de dégâts que celle de 9 décembre 2007, la force des vagues et une grande amplitude de marée auront à la fois ramenées des tonnes de déchets de toutes sortes et sérieusement attaquées les dunes. Cliquez sur les vignettes pour voir les photos en grandes tailles.
On trouve de tout dans les déchets.
ici, les restes d'un canot. Faute d'un nettoyage à temps, les déchets sont enfouis sous le sable.
Dans d'autres endroits, les déchets ont recouverts les oyats et les ont fait disparaître, hors ce sont eux qui préservent la dune.
Partout la dune a été minée par les vagues.
Ce sont des mètres cubes de la dune qui ont été arraché et répandu.
Sur la cale en béton de Pen an Dour, les vagues, non freinées par une couche de sable, reprennent de la puissance pour attaquer la dune à droite.
Conclusions :
Les plages ne semblent pas présenter le même intérêt au mois de mars, qu'au moins de juin... avant la saison touristique. Une journée de nettoyage à deux bonshommes aurait permis de sauver plusieurs dizaines de mètres carrés d'oyats, donc de cordon dunaire à la prochaine grande marée.
Au Guillec, la partie de dune la plus importante qui s'est effondrée est à droite de la protection de l'escalier par des rochers. On peut penser - et je le pense - que cette protection à la base de l'escalier sur laquelle les vagues se sont brisées est à l'origine de cet important éboulement de sable. Il y a de multiples passages pour descendre sur l'estran, donc je ne vois pas l'intérêt de cet escalier dont certaines parties, aujourd'hui remplacées, servent parfois à alimenter les feux nocturnes des amateurs des soirées alcoolisées sur le parking voisin. A Pen an Dour, visiblement c'est la cale en béton qui favorise l'éboulement de la dune à sa droite.
Tout ce qui est fait pour accéder facilement aux plages, en particulier les cales, ou pour protéger les habitations les "pieds dans l'eau" à une incidence immédiate ou à proximité. Lorsque on se promène ou que l'on pêche sur les grandes plages avec des cordons dunaires sans aménagements et sans habitations, on s'aperçoit que d'une saison à une autre, le sable part, puis revient. Où il y a du béton ou des blocs de roches, non.
Le pire en matière de protection du littoral sableux sont, en effet, les enrochements artificiels, lorsque la mer rencontre du dur sur la plage elle cogne et sape, c'est pour cela que la plupart des blockhaus de "l'Atlantikwall" ont "cabané", un peu partout, des dunes sur les plages.
Les enrochements à peu près efficaces se font sous forme de tombolos parallèles à la plage, non pas à la base des dunes, mais à une certaine distance pour briser les vagues. En France, la lutte contre l'érosion a jusqu'à présent reposé essentiellement sur l'enrochement. La limitation de la quantité de sable emporté par la mer est obtenue par la mise en place de gros blocs de pierre qui détournent les courants et brisent la puissance érosive des vagues. Mais l'enrochement dénature le paysage. Surtout, il ne corrige pas le déficit naturel en sable et en galets et, de ce fait, il aggrave le plus souvent l'érosion des plages avoisinantes. L'intérêt de l'enrochement est remis en question. Il est de plus en plus considéré comme une fausse solution.
La solution qui semble la plus judicieuse, car la plus concluante, est le remontage du sable vers la dune, après une grosse tempête, par des engins de terrassement.
Bien triste à constater :
Le printemps arrive à peine, mais déjà les premières algues vertes ont fait leurs apparitions. Vous avez dit : nitrates ?
Une photo plus agréable à regarder :
Une vraie carte postale !










Commentaires
les divas du dancing le 16/12/2008 à 17:05:19nous aurions preféré une photo de ton postérieur pour aprécier au mieux la qualité de vie de plougoulm
non il est bien ton blog, mais ou est le nain de jardin? :D !!
bisous