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Son histoire

 

L'armoirie du pays Léonard

 

Le Léon est une région de la Bretagne séparée du Trégor voisin par la rivière de Morlaix, son autre principale frontière naturelle étant l'Elorn, en particulier vers Landerneau. Le Léon englobe trois secteurs distincts du nord Finistère, le haut Léon, le bas Léon et le pays Pagan.

 

 

Carte des secteurs "ethniques"

 

Secteurs distincts à bien des égards et les particularités se sont affirmées au fil des générations, que ce soit au niveau des comportements de leurs habitants, de leurs modes de vie, de leurs activités professionnelles exercées, etc. Pourtant au néolithique cette région était habitée par un même peuple, les Osismii, qui ont laissé de nombreuses traces de leur passage, en particulier des tombeaux en maçonneries de pierres sèches, recouverts de dalles dolméniques. Dans ma région d'origine, je me suis surtout intéressé au haut Léon, Plougoulm se trouvant dans ce secteur géographique.

 

Après avoir battus les Osismii, les romains campèrent dans la région et il semble qu'ils édifièrent un "oppidum" – fortification - dans le secteur de la pointe de Bloscon à Roscoff.  Certains historiens pensent que le nom de Léon viendrait de la légion Romaine qui occupait la région et que le quartier général de cette région, aux alentours de St-Pol de Léon, aurait été un "castellum" - mot à rapprocher du mot Breton "Kastell" -. Il y a une certaine part de supposition dans ces affirmations, en l'absence de preuves formelles.

 

Vers 518, arrivèrent de Cambrie ou Pays de Galles, Pol Aurélien et ses compagnons qui fondèrent un monastère à l'île de batz. Pol devint le premier évêque de la plus grande ville voisine du continent et lui donna son nom en Breton : Kastell Paol, en Français : Saint Pol de Léon.

 

C'est vers cette époque que la plupart des villages du haut Léon virent le jour. La prospérité de la région attira les Normands qui séjournèrent de 810 à 893 à l'île de Batz, île proche de la côte qui leur servi de base pour piller et rançonner la région. Battus à plusieurs reprises, leur dernière excursion sanglante remonte à 960.

 

Les Normands causèrent fréquemment des dégâts importants dans la région, ainsi la première église dédiée à Saint Pol le fondateur à été détruite en 875 par les Danois. L'église reconstruite au XIIe siècle sert de fondation à l'édifice actuel, la cathédrale, dont la nef, les collatéraux et la façade datent du XIIIe et XIVeme siècles. L'abside, le chœur et les chapelles latérales ont été édifiés aux XVe et XVIe siècles.

 

Débarrassés des Normands, les habitants ne connurent cependant pas la paix, les excusions des Anglais se faisant fréquentes, jusqu'à l'édification de quelques défenses côtières et du château du taureau en baie de Morlaix édifié après la mise à sac de la ville de Morlaix en 1522.

 

Le Léon s'est considérablement développé entre le XVe et le XVIIIe siècle grâce à la vente de toiles de lin et de chanvre. Celles-ci étaient achetées par les Anglais, Espagnols, Hollandais et Portugais pour approvisionner l'Amérique du sud notamment. Saint Pol de Léon, jusqu'à lors auréolé de son statut d'évêché, perdit peu à peu de son emprise sur le reste du Haut Léon et quelques villes prirent une certaine importance.

 

Lorsque Colbert ferma le marché anglais aux Bretons, la production de lin dans le pays du Léon s'écroula définitivement. La région étant privée de cette manne, c'est vers cette époque que commença la rivalité marquée entre les villes les plus importantes et même, dans le cas de St Pol de Léon, privé de son port pour cause d'envasement,, entre elle et Roscoff, deux villes pourtant voisines. Chacune essayant de prendre la prépondérance sur les autres, en fonction des "atouts" qu'elle possédait.

 

Au moins quatre villes on essayé de jouer, alternativement, un rôle de premier plan dans le haut Léon, Morlaix en s'appuyant sur sa manufacture des tabacs et sa position de sous-préfecture, Landivisiau faisant sa renommée sur ses cultures et sa production chevaline, St Pol de Léon en exportant les légumes de sa ceinture dorée et Roscoff en s'ouvrant vers la mer, en particulier avec les expéditions de "Johnnies"  allant vendre leurs oignons en Angleterre et au pays de Galles.

 

 

Costume Léonard au début du XXe siècle

 

Les conditions de vie étaient très inégales dans le Léon  suivant les classes de la société et les "juloded", sorte de "gentlemen farmers" fortunés cotoyaient les "placeners", ouvriers qui se louaient à la journée pour un salaire de misère. La flagrante inégalité entre les riches et les pauvres allait perdurer jusqu'aux tranchées de la première guerre mondiale, bien qu'entre temps les "juloded" se soient appauvris et que cette "caste" a presque complètement disparue à la fin du XIX siècle. Jusqu'à l'entre deux guerre, et un peu après, le clergé Léonard, longtemps influent et omniprésent, tenta de résister. Depuis faute de fidèles et de vocations, il périclite d'année en année...

 

Région d'élevage et de culture, le Léon s'est peu tourné vers la mer, exceptions faites de Cléder dont le port, Moguériec, fut un des plus importants de Bretagne et peu être de France pour la pêche aux crustacés et Roscoff qui, depuis longtemps, fit commerce avec l'Angleterre, avant que le pointe de Bloscon accueille un port de ferries à destination de l'Angletere et de l'Irlande.

 

Une chronologie plus détaillée de l'histoire du Léon.

 

Les mots en bleu ramènent vers des sites, prière de me signaler les liens morts.

 

"Figure emblématique" du Léon, le cheval Breton, malheureusement cet animal de labour docile, vaillant et intelligent se fait rare dans la région, alors que les Japonais l'apprécient pour travailler leurs minuscules parcelles.

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Article ajouté le 2008-01-14 , consulté 986 fois

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