De l'opulence d'hier, au morne quotidien d'aujourd'hui...
Ceux qui sont nés entre les deux guerres et dans les années 40 se souviennent encore des jours de marché à Saint Pol de Léon, Landivisiau, Morlaix et dans nombre de communes de leurs alentours, jusque dans les années 60, c'était la foule et les acheteurs et les vendeurs venaient de loin.
Depuis les choses ont bien changées, la création de la SICA a été fatale aux expéditeurs de légumes de la gare de Saint Pol de Léon, partout le remembrement à fait disparaître de petites exploitations en créant de grandes parcelles. Les légumes sont conditionnés dans les champs, avant d'être vendus dans un marché au cadran, il y a moins d'acheteurs de chevaux qui souvent partent au Japon, etc. Tous ces changements ont eut une incidence sur la vie quotidienne dans les villes et les communes, le dernier gros bouleversement en date dans la région, a été la fermeture de la manufacture des tabacs à Morlaix.
Si l'agriculture se maintient, mais en voyant ses effectifs diminuer chaque année, le reste des autres activités vivotent, seuls Landivisiau grâce à la proximité de la base militaire aéronautique et Roscoff avec sa compagnie de ferries et ses cures thermales marquent une certaine prospérité. Pour les autres villes et communes, le quotidien est plutôt morne avec quand même un certain sursaut économique en période estivale..
Les villes de quelque importance se vident, créant des communes dortoirs à proximité des villages et des bourgs voisins, car à une époque certaines municipalités ne voulaient pas de quartiers ouvriers aux portes de leurs villes. Conséquence de ces exodes de populations de jeunes couples, les commerces urbains ferment les uns après les autres, ce qui profite aux grands surfaces, postées en embuscades derrière leurs multiples panneaux publicitaires qui jalonnent les bas-côtés des chaussées des périphéries des cités.
Pour tenter de rendre attrayants des centres villes désertés les weeks ends et à peine fréquentés en semaine, les travaux se succèdent uniformisant tous les "kreis *" des "plous **" de la région. Certaines mauvaises langues prétendent que ces aménagements ont surtout eu lieu, à une certaine époque, parce que certaines municipalités ne savaient pas comment utiliser l'argent des dédommagements aux communes qui est tombé après le procès de l'Amoco Cadiz...

On n'en arrive pas à regretter les vieux aménagements, mais presque...
Partout on retrouve les mêmes dispositions de pavés, de jardinières, de lampadaires, les plus hideux les uns que les autres, etc. Chaque sortie de villes, de villages et de bourgs est agrémentée d'un maximum de ronds-points, ce n'est pas que tous rendent service, mais ça donne du travail à quelqu'un.
Faire et défaire c'est toujours travailler prétend un dicton, certains élus en ont sans doute fait leur leitmotiv. Les changements d'aménagements sont assez fréquents dans certaines villes pour être qualifiés de réguliers, mais pas toujours réussis au point de vue esthétique ou pour faire revenir les gens dans les centres-villes, exemple les travaux "pharaoniques" à Saint Pol de Léon. qui ont dénaturé "l'âme" du centre-ville et dégoûtés nombre de gens de venir y faire les courses en voitures...
* Kreis = centre.
** Plous = villes.
Les mots en bleu ramènent vers des sites, prière de me signaler les liens morts.



Commentaires
Erwan le 15/03/2008 à 15:58:04L'achat du radar mobile par la muncipalité conforte dans l'idée que les automobilistes ne sont pas les bienvenues en centre ville.
Erwan