"L'amour" des vieilles pierres
Les traces laissées par les premiers habitants de la commune remontent à plusieurs milliers d'années. Les vestiges sont certes peu nombreux et quelques uns ont même été irrémédiablement rechristianisés, endommagés, détruits ou déménagés. Cependant en cherchant un peu, on peut apercevoir quelques vestiges en particulier près de la pointe du Guillec, les voici indiqués sur cette carte.

Carte des vestiges
Il y a une centaine d'année la péninsule Armoricaine était jalonnée de nombreuses pierres mégalithiques, mais au fil des décennies, il y en a de moins en moins. Depuis l'arrivée du Christianisme en Bretagne, le respect et l'amour pour ces veilles pierres s'est estompée peu à peu, pourtant certaines ont été transportées et élevées plus de 2000 ans avant que les Egyptiens érigèrent leurs premières pyramides. Beaucoup sont des jalons tutélaires, des lieux de culte ou des sépultures de dignitaires qui sont en place depuis plus de 4000 ans. Disséminées un peu partout, parfois au beau milieu des "thévens" pire, pour certains, en plein "parkous", les explosifs laissés par les occupants Allemands à leur départ ont souvent servir à faire place mètre pour quelques maisons ou pour quelques choux-fleurs et autres drageons, la spiritualité pré Celte ne nourrissant pas son homme.
Par la suite, beaucoup de ces pierres levées qui se trouvaient au bord des routes ou à certains carrefours ont "mystérieusement" disparues, le progrès n'a que faire de telles bornes sur les bas-côtés. Restent les pierres mégalithique qui ne gênent pas dans les champs, ni au bord des routes, mais reçoivent t'elles pour autant un traitement de faveur ? Non, car à part certains alignements, cercles, tumulus, grands menhirs et autres dolmens monumentaux protégés, car susceptibles d'attirer les tourismes, les autres s'enfoncent dans l'oubli, au fur et à mesure que pousse et monte la végétation.

Rochers ou vestiges ?
La réhabilitation n'est pas, non plus, à l'ordre du jour pour ces monuments d'un autre âge, pour preuve ce dolmen dont les pierres ont été transportées sur des centaines de mètres par nos lointains aïeux et qui a présent sont éparses sur le sol.

Un dolmen qui mériterait une réhabilitation
Sur ce tertre une pierre indique sans doute la présence de la tombe d'un notable. Les membres de son clan ont transporté cette pierre pour marquer leur respect ou leur reconnaissance. Rien n'indique que c'est un tumulus et la seule reconnaissance que l'on constate à présent sur ce tumulus, c'est celle des chiens en balade, tout heureux, dans cette lande un peu plate, de trouver une pierre pour lever la patte.

Une tombelle face à la mer
Lors de vos prochaines promenades, jetez un autre regard sur ces pierres et dépêchez vous de les regardez, car d'ici peu, il faudra une faux ou une débroussailleuse pour retrouver les traces de ce patrimoine mulii millénaire.
Heureusement qu'un simple panneau, à l'entrée d'un chemin piétonnier menant vers la pointe du Guillec, indique avec quelques croquis, qu'en ces lieux, les premiers habitants du territoire ont connu une autre période où ils survivaient, plus qu'ils ne vivaient...

Panneau de Pen an Dour


Menhirs mis en valeur
La répartition des monuments mégalithiques en France.

Commentaires